Rencontre avec Erica Salem, Korian Saint-Simon

Rencontre avec Erica Salem, Korian Saint-Simon

Rencontre avec Erica Salem, Korian Saint-Simon

En quoi consiste votre métier ? 

J’exerce la profession de coordinatrice de l’animation et de la vie sociale.

Cette appellation de coordinatrice est liée à ma mission ainsi qu’à mes objectifs de travail.  C’est-à-dire que je ne suis pas seulement là pour proposer des animations mais aussi pour coordonner les activités avec les autres services (direction, soins, hébergement, restauration) et auprès des équipes soignantes.

Je vais donc avoir ce rôle de coordination auprès de mes collègues soignantes pour qu’elles puissent proposer des activités aux pensionnaires, favoriser la mise en place d’activités et l’épanouissement de la vie sociale et du bien-être des résidents est donc notre mission commune.

Je monte des partenariats avec des intervenants extérieurs, je recherche des intervenants pour diversifier l’offre d’animation proposée aux résidents.

Permettre aux familles de prendre part au projet d’animation global et plus particulièrement au projet de vie personnalisé de leur proche fait aussi partie de ma mission. C’est à ce titre que nous mettons régulièrement en place des commissions animation (a minima deux fois par an), auxquelles sont conviés les résidents, les familles et leurs proches pour pouvoir préparer le planning annuel.

 

Pouvez-vous nous parler des animations ?

Les activités proposées dans les programmes d’activités peuvent être classées en 5 catégories :

      •       activités culturelles et intellectuelles
      •       activités manuelles, créatives et artistiques
      •       activités physiques et bien être
      •       activités sensorielles, mémoire
      •       festivités, sorties

Dernièrement, nous avons mis en place un atelier de peinture créative qui a lieu trois fois par mois. On a aussi des ateliers artistiques, qui sont pour la plupart des prestations musicales, comme les instants pianos qui ont lieu régulièrement. Nous avons une musicienne spécialisée qui propose des séances de musicothérapie. Cela consiste à se servir de la musique pour que les résidents se sentent mieux, discutent et mobilisent leur mémoire.

Il y a aussi régulièrement des activités d’ordre social, où l’on va provoquer des moments de discussion avec les résidents. Nous organisons par exemple « la discuthèque », le vendredi matin. C’est un moment avant le déjeuner où on se réunit pour aborder des thèmes et des sujets de discussions variés. Récemment, un résident a manifesté une grande curiosité pour le RAP. Nous avons donc décidé de découvrir ensemble ce style musical, d’en discuter et de le comparer à d’autres types de musiques.

C’est un rendez-vous très intéressant, tant pour les résidents que pour moi. En effet, ces moments conviviaux permettent de créer du lien et du partage.

La participation aux activités est totalement libre, les activités restent ouvertes et les résidents peuvent participer même ponctuellement.

Nous avons des plannings d’activités hebdomadaires et mensuels. On appelle cela « les rendez-vous de la semaine / les rendez-vous du mois ». Ils sont affichés dans l’établissement et sont distribués chaque semaine mais, il faut également aller voir les résidents pour les sollicités à participer aux activités quotidiennes.


Qu’est-ce qui vous a amenée à tester le service Un Brin de Causette ? 

Une partie de nos résidents a aussi un besoin de tranquillité. Selon leurs envies, ils participent aux activités collectives ou profitent de moments plus calmes. Certains ont besoin de cette tranquillité cependant notre rôle est aussi de veiller à ce qu’ils ne rompent pas le lien avec ce qui se passe dans la maison et au-delà. Ce dispositif nous a donc intéressé, notamment lors de la période COVID. La flexibilité proposée par ce service nous a paru particulièrement pertinente aux vues des besoins de nos résidents.

Nous avons donc démarré en décembre 2020. Je suis persuadée que pour certains résidents les appels de la « papoteuse » s’apparentent à l’appel d’un(e) ami(e). C’est un lien différent que celui qu’un résident entretient avec un enfant, un petit-enfant, un membre du personnel ou encore un tuteur. On sent que « ça percute » et que nos résidents s’attachent à ce qui se dit lors des conversations. Il est en train de se passer quelque chose. Ils en parlent…


Depuis que vous avez fait appel à un Brin de Causette, qu’avez-vous constaté ?

Je vous parlerais bien de cette résidente de caractère, bientôt centenaire, et qui se montre sélective dans le choix de ses activités. C’est une personne très sociable et bavarde, mais qui a aussi besoin d’être seule. Elle reçoit tous les jours un appel de sa fille… et souvent des appels de sa papoteuse.

Un Brin de Causette est un service qui peut compléter notre mission. Il va correspondre à des résidents qui ont besoin d’un autre type d’échanges, qui ont besoin de créer une relation un peu intimiste. Le fait que ce soit une personne extérieure peut se révéler très positif et valorisant. Ce lien avec l’extérieur est bénéfique, notamment pour ceux qui n’ont plus de lien familial.

 

 


Un service-test proposé aux résidents Korian.

Préserver le lien relationnel avec l’extérieur…

Richard Michel, Directeur Pôle Seniors Paris 20ème chez Korian. Il partage son retour d’expérience sur l’utilisation du service Un Brin de Causette. Voir la vidéo de témoignage.

« Être vieux, c’est un état d’esprit… Et je me félicite tous les jours que la plupart des personnes âgées n’ont pas ce travers. »

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